Le relisant, je me suis dit que c'était l'occasion de venir refaire un bref coucou.
Me remetant à écrire, peut être que je reposterai encore ici.
Aux quelques égarés qui passent par ici, j'espère que vous allez bien,! :)
Il y a ces angoisses, ces petits machins noirs tout rabougris qui se logent un peu partout en nous. Quand je dis partout, j'entends par là le moindre petit recoin de notre personne, de notre être. Ils sont là, dans notre tête, dans nos gestes, voire même, fait étonnant, dans notre estomac.
Ah ca ! Chez moi, c'est sûrement leur endroit préféré. Ils ne se privent pas de le squatter à toute heure du jour et de la nuit, ils en raffolent. Dés qu'ils sont un peu trop agités, surexcités à l'idée que le cerveau entame une étrange mécanique de réflexion, dés qu'ils estiment le moment opportun, les voilà qu'ils me font me tordre de douleur. Seraient ils sadiques à ce point ? Qu'est ce que ça leur rapporte ?
Sûrement est-ce simplement parce que c'est le moment opportun. C'est ainsi, bon gré, mal gré, ils viennent nous titiller au plus profond de nous même quand eux, et eux seulement, l'ont décidé. Ils nous arrachent de l'intérieur, tels de petits démons. On pourrait presque les imaginer nous piquer avec de petites fourches, tandis que, suant de douleur, on reste à se tordre, la main sur l'estomac.
On peut les imaginer comme ça, c'est effrayant, mais ils ne restent jamais que de minuscules démons. C'est bien la tout le problème des ang.. euh,, je voulais dire des petits bonshommes. Mis à plat, les petits bonshommes ne sont rien . Le petit bonhomme de la peur de rater mes examens n'est qu'un très très petit bonhomme par rapport aux petits bonshommes d'autres personnes. Il y a les petits bonshommes de la guerre, il y a ceux des drames sociaux, ceux de la peur de mourir. Il y en a tant, et tellement qui sont nettement plus dramatiques que mes petits démons à moi.
Alors ces démons, ces petits bonshommes ? Ceux au fond de moi... Sont ils vraiment si terrifiants ?
Oui, car ils m'appartiennent, ils se fondent en moi comme un personne se fondrait dans une foule anonyme. De manière tellement naturelle, qu'il est impossible de mettre la main dessus.
Il n'y aurait rien à y faire ? Peut être... Il y aurait tout à y faire ? Sûrement aussi.. Leur tenir tête, leur faire des pieds de nez pour ensuite les laisser bien rangés dans un coin de nous même. « Logez vous dans mes quelques kilos en trop, vous ne m'importunerez pas »
Fatale erreur, je re complexe sur le fait de grossir. Ils sont vicieux ces petits gars.
Je parle de ces monstres comme de mes habitants mystère, mais ce n'est pas le cas. Ce n'est pas comme si ils étaient de parfaits étrangers pour moi, c'est même des compagnons de toujours. Je devrais d'ailleurs, chaque matin, leur faire signe de la main, comme à de vieilles connaissances, « Hey, petit monstre tout rabougri numéro 5, comment va ta femme ? » « Bien bien, on vient d'avoir un petit, c'est ta peur de vieillir, et tu sais quoi, il grandira vite, je suis sur que dans une quarantaine d'années, ce sera un homme svelte et robuste ». Il doit être impossible de se faire à ces petits habitants inopportuns, il faut vivre avec. Dans le fond, c'est comme une famille. Si ils nous angoissent, ce n'est pas pour nous faire du mal, juste pour nous faire avancer. Mais ils s'y prennent tellement mal.
Mais si le petit monstre de la peur de ne pas arriver à réussir mes examens n'était pas là. Est-ce que je me laisserais aller à ne pas étudier, juste car l'angoisse ne me permettrait pas de me donner l'impulsion d'avancer? Ces petits monstres ne sont ils pas en fin de compte une bénédiction ?
C'est fort probable. C'est juste qu'ils dépassent juste un peu les bornes parfois.
Ils bougent, me donnent la nausée, me font sombrer dans un gouffre indicible, me rendent les jambes lourdes, lourdes de ce poids, du poids de tout ces petits bonhomme.
Mais si il y a une chose à retenir, un conseil que je peux vous donner, c'est que si ils sont vraiment trop présents, ces petits bonshommes ont peur de la lumière, mais alors la, une peur énorme. Ca les fera déguerpir. Et si ils y restent exposés, ils seront comme drogués, inactifs, nous rendant les jambes légères.
Mais faites attention, et c'est une mise en garde, ne laissez jamais passer la lumière trop longtemps en ouvrant la fenêtre de votre corps, car cela laisserait la possibilité à d'autres petits bonhommes, plus gros, de rentrer par les fenêtre pour investir un quelconque endroit de votre corps, une zone névralgique, par exemple.
Affrontez les.
Affrontez les au quotidien.
Ne leur laissez pas la possibilité d'exister en vous tyrannisant.
Domptez les et ils se mettront à fumer la pipe, en lisant leur journal calmement dans un coin de votre corps. Ils vous diront :
« Hey, Olivier, comment vas-tu ? »
« Très bien petit bonhomme »
« Tu sais quoi ? Ta peur de vieillir sort avec une superbe petite bonhomme rose pas du tout rabougrie. »
« Et comment s'appelle t elle ? »
« Ton envie de vivre ta vie pleinement, je crois »
« Joli prénom », pourrais-je alors lui répondre, sourire aux lèvres.
Et ainsi finirait l'histoire des petits bonshommes noirs tout rabougris.
